Lettre AESH
Telle est la question de beaucoup d’AESH…
En effet, vous êtes de plus en plus nombreux à envisager de jeter l’éponge.
Les raisons de cette volonté de quitter le navire sont parfaitement bien exposées par l’un de vos ex-collègues AESH dans une lettre adressée à l’institution et que nous avons choisi de partager avec vous dans cette publication.
La plupart d’entre vous pourraient recenser les mêmes dysfonctionnements qui vous poussent un peu plus chaque jour vers l’envie de rendre votre tablier afin de ne pas y laisser votre santé.
Il est vrai que depuis 2017, les différents ministres de l’Éducation nationale ont fait beaucoup de com’ sur les avancées en faveur des AESH, mais se sont montrés incapables jusqu’à maintenant de vous sortir de la précarité, incapables d’améliorer les conditions d’exercice de vos missions, incapables de vous proposer autre chose que la transformation des PIAL en PAS !
Le 4 décembre dernier, lors du Conseil supérieur de l’éducation, notre ministre, Édouard Geffray, affirmait qu’il fallait améliorer la situation des AESH. En revanche, il a précisé que sur le budget 2026, ce sera impossible mais qu’il n’a aucun doute sur la trajectoire.
Pour le SNALC, ni des avancées repoussées aux calendes grecques, ni l’intime conviction d’un ministre que les choses finiront bien par s’arranger un jour ne sont à la hauteur de l’épuisement professionnel dans lequel se trouvent aujourd’hui les AESH et de la crise d’attractivité dont souffre ce métier !
En attendant, en 2026, beaucoup d’AESH, à bout de souffle économiquement et professionnellement, seront contraints de partir…
Pourtant, il y a des raisons d’espérer et donc de rester, comme peut en attester la dernière proposition de loi sénatoriale visant à créer un corps de fonctionnaires d’État de catégorie B pour les AESH.
Le compte rendu de l’audience du SNALC à la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat sur ce texte est à retrouver dans cette lettre électronique.
Souhaitons que la nouvelle année civile, sous la pression de notre grande campagne de mobilisation initiée en mai dernier, relayée par les médias et soutenue par l’opinion publique, avec l’appui de parlementaires, finira par aboutir à une véritable et juste reconnaissance de votre métier par la création d’un statut de la fonction publique.
Certes, le SNALC a bien conscience que l’obtention d’un statut ne réglera pas tous vos problèmes, mais c’est la condition sine qua non pour sortir de la précarité et ouvrir la voie à d’autres avancées.
En attendant, le SNALC reste aux côtés des AESH et continue à défendre ce combat bien légitime jusqu’à obtenir satisfaction !
Danielle ARNAUD,
Secrétaire nationale du SNALC chargée des personnels contractuels





