Lettre contractuels enseignants, CPE, Psy-EN
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Alors qu’une nouvelle année scolaire s’ouvre, force est de constater qu’elle ne se présente pas sous de meilleurs auspices que la précédente ou plutôt que les précédentes : l’institution et les responsables politiques vous ignorent !
La dernière réforme du concours externe de recrutement n’a pas été pensée pour vous, et pire encore, l’arrivée plus importante de stagiaires et la poursuite des suppressions de postes à cette rentrée 2026 ont provoqué des non-renouvellements de contrats en masse.
Mais pour l’Éducation nationale, peu importe si ce rôle de variable d’ajustement de ses besoins en personnels enseignants, CPE et psy-EN qu’elle vous fait jouer entraîne des drames humains : sur le carreau du jour au lendemain (délai de prévenance non respecté pour la quasi-totalité des collègues concernés), risque de perte de l’ancienneté pour un CDI, chômage, baisse des revenus…
Les rectorats vous gardent dans leur vivier mais ignorent les conditions dans lesquelles vous allez devoir vivre en attendant d’être éventuellement appelés.
La refonte de votre cadre de gestion (qui date de presque 10 ans) est également ignorée par le Ministère. Celle-ci était pourtant bien inscrite à son agenda social ces 4 dernières années, mais les réunions ne se sont jamais tenues !
Quant à l’agenda 2026/2027, elle en a cette fois disparu en substance ! L’objet des travaux à mener dans le cadre du dialogue social s’intitule en effet désormais « Mise en Å“uvre du cadre de gestion en académie » et les échanges avec les organisations syndicales représentatives dont le SNALC sont d’ores et déjà reportés à une date ultérieure. S’interroger sur la mise en Å“uvre d’un cadre de gestion au bout de 10 ans laisse flotter dans l’air un âcre parfum de restrictions budgétaires et d’absence de volonté de revoir un espace indiciaire devenu totalement obsolète. Pourtant, depuis juin 2026, l’indice plancher 376 ne permet même plus un traitement brut égal au SMIC. Nos dirigeants politiques semblent donc s’accommoder de l’ineptie du ministère de l’Éducation nationale consistant à recruter des contractuels enseignants, CPE et Psy-EN, personnels de catégorie A (emplois de cadre), au SMIC !
Par ailleurs, après plusieurs reports, le ministère de l’Éducation nationale est toujours dans l’incapacité de mettre en œuvre la subrogation, pourtant prévue au 1er janvier 2027, et reconnaît qu’il y a même peu de chances qu’il en soit capable d’ici fin 2027.
La capacité à fermer les yeux sur l’urgence socio-économique des contractuels enseignants, CPE et Psy-EN n’a vraiment aucune limite !
On assiste également à un reniement des avancées sociales précédemment acquises par les contractuels de la fonction publique d’État.
Ainsi, dès cette rentrée, pour ceux qui obtiendraient une rupture conventionnelle, le montant de l’indemnité spécifique afférente est pratiquement divisé par 2 et les conditions de remboursement de celle-ci se durcissent.
De plus, en cas de congés pour raison de santé, vos droits sont réduits et les contrôles amplifiés, tandis que les conditions d’accès au temps partiel thérapeutique deviennent plus strictes.
Le SNALC développe tous ces reculs sociaux dans cette publication et ne peut bien évidemment qu’en être révolté.
Pour continuer à vous défendre face à ce mépris institutionnalisé et galopant, nous vous invitons à répondre au questionnaire proposé juste après cet édito, puis, du 3 au 10 décembre prochain, à voter SNALC pour un meilleur traitement !
Danielle ARNAUD
secrétaire nationale du SNALC chargée des contractuels
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