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Un retour à la normale ?

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Lettre EPS

Après deux années de Covid, de valse des protocoles et d’adaptations pédagogiques épuisantes, quelle satisfaction depuis le 14 mars de pouvoir enfin enseigner sans masque, de retrouver un peu d’air et des conditions d’enseignement quasi normales.

Malheureusement ce bonheur est fortement minoré par les conséquences économiques de ces années de crise sanitaire auxquelles viennent s’ajouter celles de la guerre à nos frontières. L’explosion de l’inflation, la flambée des prix de l’essence, des matières premières, des produits alimentaires et du coût de la vie font bondir l’appauvrissement de la profession. Jamais le gel du point d’indice depuis 10 ans ne s’est fait aussi cruellement ressentir. Des enseignants, pourtant cadres A de la fonction publique, peinent désormais à finir leurs fins de mois.

Jamais notre déclassement n’a été aussi évident.

Jamais l’exercice du métier n’a été aussi difficile.

A l’école, les suicides de Jean Willot, de Martine Renon, au lycée, celui de Laurent Gatier, la défenestration de Sonia Delaunay, au collège, l’assassinat de Samuel Paty … ne sont pas de simples épiphénomènes ou des données statistiquement mineures. Ce sont des actes majeurs, révélateurs à tous les niveaux de l’éducation nationale d’une véritable souffrance professionnelle et de la difficulté croissante d’exercer notre métier: réformes incessantes, programmes inadaptés, surcharge de missions, faire toujours plus avec moins, management galopant, pression pédagogique constante, contextes d’enseignement dégradés, dialogue social et paritarisme réduits …

À la casse des salaires, des niveaux scolaires s’ajoute la casse du métier.

Natation, mutations, orientations, recommandations, chacun des articles de cette lettre le mesure.

Face au malheur des bombes, à l’atrocité de ceux qui perdent tout, pouvons nous raisonnablement nous plaindre ? Nous mangeons, nous dormons, nous vivons, nous travaillons. Certes, mais dans quelles conditions ? Pouvons nous accepter que ces crises deviennent les nouveaux prétextes de notre irrémédiable dévaluation ? Non ce n’est pas normal !

Soutenons, aidons d’un côté ceux qui souffrent. De l’autre, poursuivons nos combats. Maintenons nos revendications pour une amélioration urgente de nos conditions de travail et de nos salaires. Il en va de nos possibilités de solidarité, de notre dignité, de notre avenir.

Laurent BONNIN
Secrétaire national du SNALC chargé de l’EPS
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